A mon « vieux chnouk » ami !

Publié le par Olga Forest



Depuis près de cinq semaines, enfermée dans mon blog d’ivoire, je n’ai plus rien vu, rien su, rien entendu… De là, à parler de névrose, il n’y aurait qu’un pas ! Non, je préférerais parler de travail, ce qui est une autre forme de névrose pour certains, la santé pour les autres, une nécessité pour ceux qui font des sales boulots, et vital pour ceux qui ont la chance de faire ce qu’ils aiment, comme moi par exemple….


Donc rien vu, rien su, rien entendu, plongée dans mes chapitres… trop occupée à chambouler complètement le roman inédit de l’Etrange Voyage de Fleur de Lune, pour le découper un feuilleton.

 

Que de calculs d’apothicaire, pour que ça tombe pile avec les dates données dans les mémoires de voyage de Champlain, moi qui suit nulle en math et si mal latéralisée !…

 

Il faut dire que rien de tout cela n’était prévu au départ. Une idée folle de dernière minute, un grand coup de Hasard que j’ai reconnu au passage malgré sa cagoule. Une idée qui se jouait la fille de l’air et que j’ai saisie par la manche comme on attraperait une étoile filante si tant est que cela soit possible….

 

Le feuilleton ! Une nouvelle expérience, avec même un résumé du chapitre précédent et des questions sur ce qui va se passer dans le suivant… maintenant que j’ai pris le rythme et dépassé les moments le plus compliqués, je me régale. J’ai même l’intention d’en découper d’autres de la même manière. Car j’ai quelques romans terminés depuis des luistres et soigneusement rangés sur l’étagère… De ceux qui comme d’autres écrits passés attendent depuis si longtemps que « j’aille voir un éditeur »… quand j’aurais fini de faire des spectacles, par exemple…

 

Ca c’est un peu comme pour le téléphone, c’est toujours pour plus tard… et plus tard, des fois, ça fait très très loin dans le temps. Surtout quand on ne le voit pas passer, le temps… moi j’aurais plutôt l’impression que malheureusement le temps qui passe, même s’il a fait semblant de ne pas passer, on finit toujours par le retrouver au détour d’une ride ou d’une fissure dans notre belle ligne de vie…

 

Où en étais-je ? C’est terrible l’esprit d’escalier, ça monte et ça descend. Des fois, ça donne mal au cœur comme les montagnes russes. Je vous prie de m’en excuser….

 

Je vous disais donc que mon apprentissage du feuilleton, du blog, des statistiques, des référencements et de tout ce que je découvrais ou ne découvrais pas à temps, m’a plongé dans un monde clos entouré de barbelés virtuels où mon ego, une fois n’est pas coutume, jouait les funambules sans parapluie et sans baleine, puisqu’on n’était pas encore au Grand Banc de Terre Neuve pour les voir !...

 

 Voilà encore un billet perdu dans la tempête…. car il faudra aussi que je vous parle du Grand banc de Terre Neuve et de tout ce qui s’y passa et ne s’y passe plus… et surtout que je vous dise sur quels sites aller voir de vos propres yeux, avec ou sans lunette, tout ce dont je ne vous parlerai pas ….

… mais ceci est encore une autre histoire…

 

J’en étais là de mes délires paranoïaques de nouvelle blogueuse encore vertébrée, quand soudain, en me cherchant dans les dédales des mots-clefs et des « A moi, Google, deux mots » j’ai trouvé « Un vieux chnouk » du tonnerre. C’est lui qui s’est appelé comme ça, moi je n’aurais pas osé. Je n’y aurais même pas pensé, ne serait-ce que par respect. Comme quoi, parfois, le respect ça vous ôte l’humour !

 

Ouf, j’arrivais enfin à m’intéresser à un autre blog que le mien…. Miracle !… Enfin au début, c’était parce qu’il parlait de moi, « le vieux chnouk », que je l’ai trouvé dans mon référencement. A « Olga Forest », mon nom d’artiste, le seul, le vrai. Ce référencement, preuve ultime de mon existence passée et peut-être à venir. J’y ai trouvé mes disques en vente sur Ebay et sur d’autres ! Disques de collection, ça ne vous rajeunit pas… J’espère que ce ne sont pas d’anciens copains  qui mettraient aux enchères sous le label flatteur de  « disques rares » ceux que je leur avais offert ! Tristesse du temps qui passe, encore lui ?

 

Mes pauvres petits enfants mis aux enchères ou à la SPA des vinyles collector ! A l’aide !....

 

Mais revenons-en à mon vieux chnouk qui  a bien d’autres préoccupations moins terre à terre. Je l’ai trouvé un soir, au détour d’une cinquantaine de clic et d’innombrable minutes à attendre qu’une de ces fichues « fenêtres » veuille bien s’ouvrir pour qu’on prenne enfin l’air des autres…

 

J’avais oublié de vous dire que dans mon île, on est encore en bas débit !… Merci ! J’entends d’ici vos "oh ! là là" de commisération, vous les blogeurs professionnels. Vous comprenez qu’à ce rythme-là ce n’est pas demain la veille que j’arriverai enfin à la cheville de vos échasses.

 

Donc… dans ce dédale de "www", de "http://" et de liens dénoués, voilà que soudain, oh bonheur !... s’est profilée la silhouette rassurante et chaleureuse d’un vieux chnouk amoureux de sa cabane au Canada…

 

Ca m’a changé de l’air du large et de la traversée du Don de Dieu. Ca tombait bien, juste après la tempête !...

 

Et là, je peux le dire, sur le blog de mon vieux chnouk il m’est venu tout droit une bouffée d’air frais… pas seulement à cause de la neige qui recouvre chaque jour un peu plus son cabanon dans le jardin, là-bas sur la photo ! Non j’ai reçu en plein visage, un air frais pour de vrai … avec de jolis mots tout simples, tout beaux… tout blancs comme la neige. Des mots pas pollués, des mots tout chauds comme un bon feu de bois dans la maison douillette, celle d’où l’on voit le cabanon s’enfoncer sous la neige trop tardive… Une neige qui ferait mieux d’aller voir ailleurs si le printemps est là….

 

J’espère bien qu’il a tenu le coup, le bougre de vieux chnouk et qu’on ne l’a pas enfermé à Roger Giffard comme il le craignait. J’espère aussi qu’il ne s’est pas enfui vers le Sud à crédit. Ce n’était que des menaces, pour faire reculer le Général hiver… je l’ai bien compris moi qui aime les chats, la neige, le Québec et son ciel jaune une fin d’après-midi de novembre sur baie St Paul…

 

Alors, pour le rassurer aujourd’hui, j’envoie à mon vieux chnouk ami un bouquet de printemps cueilli spécialement pour fleurir son jardin et un gros coup de projecteur de soleil méditerranéen pour faire fondre la neige autour du cabanon…

 

Entre nous, ne le répétez pas, car c’est mauvais pour le tourisme, mais laissez-moi vous dire, cher vieux chnouk qui défendez la langue française comme nous devrions savoir le faire, que le soleil méditerranéen, ce printemps-ci, même à crédit, il s’est fait rare. Figurez-vous qu’on chauffe encore la maison le soir !… Comme chez vous !

 

- 'Ya plus d’saison mon vieux chnouk ami, plus d’saison…. Mais il y a de jolies rencontres sur la Toile !...

 

 A propos, vous qui passez par là, allez donc faire un petit tour chez mon vieux chnouk ami, vous y serez rendu en un clic ou deux, il vous attend avec son chat devant le cabanon … dont on revoit les murs j’en suis sûr.  Rassurez-vous, pour aller le voir aucun crfédit ne sera nécessaire. 


Voici quelques photos de mon jardin, de mon petit-fils Léo  (2 ans ) dans son cabanon tout neuf, sans un pouce de neige, même pas celle des cerisiers... et Mademoiselle Paquotte toute de noir vêtue avec ses yeux verts jaunes... je vous offre ce bouquet de couleurs à vous passants d'un jour ou fidel lecteur, comme je l'offre à mon nouvel ami  pour fleurir son jardin devant le cabanon pendant les jours d'hiver.


 


Publié dans Billets

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carambaole 24/05/2008 18:42

bonne fête a toutes les mamans

carambaole 21/05/2008 14:43

j'aime le titre colporteuse d'histoire
tres joli

Le Vieux Chnouk 20/05/2008 01:45

C'est «un vieux chnouk» époustoufflé par votre prose si poétique qui vous arrive. Sûrement pas à l'improviste, car vous m'avez lancé une si gentille invitation que la refuser serait tout à fait impensable.
C'est un «vieux chnouk» émerveillé et ravi (comme le santon) de découvrir l'univers de votre imagination sans limite et aux méandres si bouleversants.
Le terre à terre invétéré que je suis peine à respirer les arômes si puissants de vos délires sans fins.
Merci beaucoup, Olga, de ce cadeau offert à toute la francophonie par l'entremise de l'aventure revisitée du grand Champlain.
C'est grâce à lui si nous les Québécois existons et profitons des plaisirs d'être chéris et enviés par toute la planène.
Malgré notre neige. Malgré nos hivers.
Mais rassurez-vous. Ici l'été est arrivé. Les magnolias et les pruniers en fleurs en discourent éloquemment.
Je souhaite à toute votre sympataique équipée une fin heureuse digne de ses prédécesseurs.
Le vieux chnouk est assis sur son Grand Banc pour profiter pleinement du Don de Dieu éclairé par une belle Fleur de Lune.
Merci encore pour ces présieuses minutes d'un enchantement tout à fait gratuit.
Le Vieux Chnouk