Fleur de Lune et la petite Sirène... deuxième partie...

Publié le par Le Chat. Un conte d'Olga Forest



 

       Bonjour, c’est toujours moi le Chat,


           Si vous n’êtes pas encore au courant, il faut que je vous dise qu’Olga, notre auteure, après être venue nous rejoindre en 1608, s’est évanouie dans la nature entre Tadoussac et Québec (voir billet). Je continue donc de la remplacer. Et j’assure, comme aurait dit Fleur de Lune. A ce propos je vous rappelle que notre jeune amie n’est pas au courant de la disparition d’Olga! C’est un secret entre vous et moi, il ne faut pas l’inquiéter inutilement. Il sera bien temps dans le faire si elle n’est pas rentrée pour le début du troisième tome de « l’Etrange Voyage de Fleur de Lune et de ses Amis. »

       Je vous remercie de votre compréhension. Après cette petite mise au point, je vais vous laisser de nouveau en compagnie de notre héroïne et de la Petite Sirène d’Andersen qui vint lui rendre une drôle de visite un soir d’hiver, lorsqu’elle était petite encore une petite fille…

 

                 Si vous manqué la première partie, rendez-vous au précédent billet.

 

Fleur de Lune et la Petite Sirène

deuxième partie

 

 

Après un long moment de bonheur et de tendresse, la petite Sirène continua son histoire :

- Le Père Noël aurait bien voulu exhausser le vœu de Fleur de Soleil, la petite Africaine qui cherchait Fleur de Lune son âme sœur, mais comment la trouver? Il ne porte des cadeaux que lorsqu’on lui laisse une adresse. Certes, il aurait pu surfer sur internet et lancer une recherche, mais son ordinateur était en panne. Impossible de le faire réparer. Dans ses ateliers, en cette saison, personne n’est disponible. Il aurait fallu s’y prendre avant.

Notre pauvre Père Noël était désolé. Pour la première fois de sa très longue vie, il allait décevoir une petite fille malade ! C’est alors qu’il a pensé à moi, son amie la Petite Sirène. Au début je ne comprenais pas pourquoi, je n’ai pas d’ordinateur et je suis enfermée dans une statue et dans des livres. Je n’ai jamais voyagé que dans l’imagination des enfants.

- Ai confiance m’a-t-il dit en souriant, presque moqueur, tu as sûrement une fée pour marraine, c’est toujours comme cela dans les contes ! 

Effectivement, j’ai une fée pour marraine.  Tu ne le savais pas petite fille ? Au fond c’est normal, ce n’est écrit nulle part dans mon histoire. Ce qui prouve que mon soi-disant auteur, ce Monsieur Andersen, ne savait pas grand-chose de moi, puisqu’il n’en a jamais parlé.

Pour en revenir à notre mission, j’ai suivi les conseils du Père Noël et j’ai appelé ma marraine, la Fée de Lune… Elle est arrivée sans tarder, comme d’habitude et m’a dit :

- Tu as beaucoup de chance, sur terre, il n’y a qu’une petite fille qui porte ce nom. Le Père Noël savait que j’étais ta marraine, comme je suis celle de cette petite Fleur de Lune. C’est moi qui ai choisi son nom, enfin, c’est moi qui l’ai soufflé une nuit à l’oreille de ses parents, c’est pareil ! Cependant, c’est à toi et à toi seule que le Père Noël a confié cette mission. A dire vrai, je pense que tu es assez grande pour te débrouiller toute seule. Il suffira de m’appeler, si tu as un problème. Je suis toujours là quand mes filleuls ont besoin de moi. 

Alors, continua la Sirène, ma marraine, la Fée de Lune, leva sa baguette magique et je me vis pousser des ailes de libellule. Puis elle me dit :

-  Avec ces ailes tu voler jusqu’au bout du monde et tu pourras même emporter sur ton dos la petite Fleur de Lune jusqu’en Afrique pour rencontrer Fleur de Soleil, son âme sœur, qui est si malade… et pour la sauver. 

Puis, la Fée de Lune disparut comme elle était venue.

 

Un ange aurait pu passer à ce moment-là car un grand silence s’établit entre Fleur de Lune et sa visiteuse.

Je vois bien que tu as du mal à me croire, reprit au bout d’un moment la Petite Sirène, d’une voix inquiète. Pourtant c’est la vérité pure, tu vois bien que je suis là ! Je suis venue sans perdre de temps. J’ai juste pris un bain dans ton lac gelé pour me rafraîchir les écailles.

- Comment m’as-tu trouvée, demanda Fleur de Lune méfiante ?

- La Fée m’a laissé suffisamment d’indices pour cela. Mais ce serait trop long à te raconter et puis je ne peux pas tout dévoiler. Il est paraît-il dangereux de donner nos recettes magiques aux humains. Ils en usent parfois si mal, je ne sais pourquoi ! Maintenant c’est à toi de choisir, tu peux refuser de me croire et de me suivre et rester bien au chaud dans ta jolie maison avec tes parents. Que décides-tu ? 

Fleur de Lune était bien ennuyée, c’est loin l’Afrique et ses parents n’accepteraient jamais que leur petite fille parte pour un long voyage sur le dos d’une sirène. D’abord ils n’y croiraient et ces trucs-là, il faut y croire ! Fleur de Lune le savait bien, même si elle ne lisait pas beaucoup de contes de fées.

- Ne t’inquiète pas pour tes parents, dit la Sirène qui continuait de lire dans les pensées de la petite fille. Ils n’en sauront rien, ce sera un secret entre toi et moi. Mes ailes nous emmèneront voir Fleur de Soleil à la vitesse de la pensée. Nous partirons après le dîner, quand tu seras couchée. Personne ne s’en apercevra. Tu auras l’air d’être endormie tout simplement. C’est normal, c’est magique tout simplement.

Alors, je te le demande une dernière fois : que décides-tu ? 

- Je viens avec toi, bien sur, dit sans vraiment grande conviction Fleur de Lune. Mais d’abord il faut que je finisse mes devoirs. Après le dîner je monterai me coucher et je ferai semblant de dormir. Alors, nous pourrons partir, mais seulement après les bisous du soir, on ne peut pas faire autrement. 

Fleur de Lune se disait que d’ici là, la petite Sirène aurait peut-être disparu, à moins que tout ceci ne soit qu’un rêve. Un rêve de jour, ça doit bien arriver.

Mais que se passerait-il si ce n’était pas un rêve et que la petite Sirène vienne la chercher après le baiser des parents ? Fleur de Lune serait bien obligée d’honorer sa promesse. Plus elle y réfléchissait et plus elle se disait que cette histoire était totalement invraisemblable. Elle n’était plus un bébé et on ne pouvait pas lui raconter n’importe quoi, quand même !

Pourquoi le Père Noël aurait-il demandé à la Petite Sirène d’Andersen de venir la voir elle, petite-fille française, vivant au Canada, pourquoi ? Comme dirait grand-mère, ça ressemble à une histoire de fous. Et même si c’était vrai, pourquoi cette fée, qui, parait-il, était sa marraine, ne s’était-elle jamais manifestée avant ?

A l’instant même, la fenêtre par laquelle la petite Sirène était entrée, s’est ouverte d’un coup et comme dans Cendrillon, une nuée de petites étoiles se sont mises à voler dans la pièce. Puis, au milieu des étoiles est apparue, une baguette magique…

ll n’y avait aucun doute, Fleur de Lune en avait déjà vues dans les livres et au cinéma, même si les histoires de fées pour une petite fille du 21e siècle c’est parfois un peu dépassé…

Et soudain, au milieu de la pluie d’étoiles, la baguette s’est mise à danser toute seule, puis elle a dessiné dans l’air, une silhouette… une silhouette de fée !

A demain pour la suite...

 

                                Si cette histoire vous a plu, parlez-en à vos amis ! Je serais heureux de pouvoir annoncer à Olga quand elle reviendra parmi nous que j'ai fait monter l'audience...  Finalement, ça me plaît beaucoup de m'occuper du blog, alors si grâce à la qualité de mon travail, vous êtes de plus en plus nombreux, Olga me laissera la remplacer plus souvent... A condition qu'il ne lui soit rien arrivé de grave, bien sûr. Mais, rassurez-vous, même si je suis très fier de lui rendre ce petit service et je ne souhaite qu'une chose :  son retour. Le plus tôt sera le mieux, que ceci soit bien clair entre nous !
Chalut !


                                      Votre ami le Chat

Publié dans Billets

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