Fleur de Lune et la plante magique... première partie...

Publié le par Le Chat. Un conte d'Olga Forest



  

  

Bonjour c’est toujours votre ami le Chat !



          Rien de nouveau sous le soleil ! Pas de nouvelles d’Olga. Je me prépare sérieusement à prendre le relais pour l’écriture du troisième Tome de «
L’Etrange Voyage de Fleur de Lune et de ses Amis » (pour des enfants à partir de 10 ans). Je continuerai bien entendu de m'occuper du blog ! Chat va être chaud, comme dirait Fleur de Lune.

Je ne vais quand même pas abandonner les Voyageurs imaginaires qui attendent avec impatience depuis le mois de juillet la suite de leur saga favorite ! Ce serait de la barbarie pure et simple. Dans la vie, il faut savoir prendre ses responsabilités. Bien entendu, dès que nous aurons retrouvé notre auteure, elle reprendra sa place. Et malgré tout le plaisir que je prends à cette nouvelle activité, je pourrais enfin me consacrer tout entier à mon rôle de personnages de roman historique et... à ma fiancée chérie Uapikuan ! (voir le deuxième tome de notre saga "Au pays de Maikan le sorcier" dans la "Carte des épisodes").

Après tout, cela peut-être amusant d’entendre ma version de notre histoire. Elle vaut bien celle des autres. Qu’en pensez-vous ? Me feriez-vous confiance ? Ai-je un langage assez « chatié » ? Celui-là de jeux de mots, je vous assure que je ne l’avais pas vu venir !

La grande Histoire vu par les yeux d’un chat, ça va en étonner plus d’un… Sans compter que comme tous mes congénères je vois la nuit ! Des blogs de chats, de chiens, de hamster ou de poisson rougeon vont peut-être bientôt fleurir sur overblog et ailleurs… Pourquoi pas ?  Après tout il serait temps de penser que nous avons nous aussi nos états d'âme.  

   Je bavarde, je bavarde… c'est que je me sens bien en votre compagnie.  Mais je dois tenir ma promesse. La première partie d'un nouveau conte doit être mise en ligne aujourd’hui. C'est le deuxième de la future série des « Etranges Aventures de Fleur de Lune et de ses amis ». 

    Si vous n’avez pas lu le premier, je vous conseille de le faire, car vous saurez ce qui est arrivé à Fleur de Lune précédemment. Les Etranges aventures de Fleur de Lune... conte N°1.

 

 
Fleur de Lune et la plante magique
Première partie

 



   
Un soir, alors que Fleur de Lune était en train de s’endormir, elle entendit teinter la fenêtre comme si on y avait jeté des petits cailloux. Elle se leva d’un bond, c’était peut-être une nouvelle visite de la petite Sirène. Elle ouvrit la fenêtre et vit dans le jardin, une ravissante jeune femme. Elle la reconnut tout de suite à son costume, c’était Blanche-neige.

        Fleur de Lune savait bien maintenant que tout était possible, alors pourquoi pas Blanche-neige ? Elle constata qu’il n’y avait pas les sept nains, mais peut-être s’étaient-ils cachés derrière les arbres.
- Que veux-tu ? cria Fleur de Lune.
- Je voudrais que tu descendes m’ouvrir, je suis morte de froid répondit Blanche-neige.

        La petite fille descendit quatre à quatre, elle ouvrit la porte et fit entrer sa visiteuse.
- Tu es habillée comme dans mon livre de contes dit-elle.
- Pourquoi serais-je différente répondit Blanche-neige, tu as de drôles de questions. Je suis gelée, j’aimerais me réchauffer près du feu. Ca te t’ennuie pas ? 

        Fleur de Lune la fit asseoir dans un fauteuil devant la cheminée.
- Tu veux que je te prépare quelque chose de chaud ? demanda-t-elle. 

- Volontiers, j’aimerais bien un grand bol de chocolat, répondit Blanche-neige
- Moi aussi j’adore le chocolat, je vais nous en préparer,  dit joyeusement Fleur de Lune que rien n’étonnait plus maintenant. 

        Soudain, elle s’aperçut qu’elle n’avait même pas demandé la raison de cette visite.
- Cela m’a un peu étonné, dit Blanche-neige  qui apparemment lisait dans les pensées de la petite-fille, tout comme la petite sirène et la Fée de Lune.
- Ce doit être quelque chose de normal au royaume des contes de fées se dit Fleur de Lune.
- Et oui, confirma la visiteuse, nous lisons dans les pensées des humains, c’est plus facile pour les comprendre. Il faut dire qu’ils ne parlent pas toujours très franchement, n’est-ce pas ?

        Fleur de Lune essaya de s’empêcher de penser qu’elle aimerait bien avoir le droit de penser sans qu’on sache ce qu’elle pensait ! Blanche-neige sourit, mais ne dit rien et Fleur de Lune lui en fut très reconnaissante.
- Tu peux prendre la couverture de Maman, dit-elle, tu vas vite te réchauffer. Je vais à la cuisine pour préparer le chocolat. Tu peux aussi mettre la télévision, la télécommande est sur la table basse.
- On m’avait prévenu que, chez les humains, la télévision marchait tout le temps. Apparemment on ne m’a pas menti ! dit Blanche-neige en riant. 

        Fleur de Lune, n’avait pas du tout envie de continuer la conversation sur ce sujet.
- Si tu veux ton chocolat, il faut que je te laisse, lança-t-elle en filant vers la cuisine, sous le regard gentiment amusé de sa visiteuse. 

 

        Quand elle revint, elle trouva Blanche-neige assoupie.
- Elle ne va pas me faire le coup de la Belle au Bois Dormant, dit entre ses dents la petite fille
qui pensait que Blanche-neige ne l’entendrait pas dans son sommeil.
- Ne t’inquiète pas dit à son oreille une voix nasillarde, elle est très fatiguée, elle ne risque pas de se réveiller. C’est un long voyage pour venir chez toi. 

        Fleur de Lune se retourna, mais ne vit personne dans la pièce.
- Je n’arrive pas à me matérialiser, continua la voix, c’est peut-être le froid, figure-toi que je le crains beaucoup. Atchoum !
- Je sais qui tu es, dit joyeusement Fleur de Lune, tu es Atchoum, un des sept nains, je t’ai reconnu sans te voir, lalalère… 

        La petite fille trouvait la situation de plus en plus amusante.
- Tu ferais mieux de trouver quelque chose pour me faire apparaître,  ronchonna Atchoum, je ne me sens pas bien du tout dans le rôle du nain invisible.  Atchoum ! je dois te dire que ce n’est pas dut tout un climat pour moi !
- Dis donc, tu es sûre de n’être pas Grincheux ? interrogea la petite-fille taquine. Moi, je ne peux rien faire pour t’aider, je ne suis pas sorcière, je n’ai pas les dons d’Harry Potter.
- Harry quoi ? Jamais entendu parlé, dit Atchoum, entre deux éternuements !
- Tu ne vas quand même pas me faire croire que tu ignore qui est Harry Potter le petit sorcier. Tout le monde le connaît !
- Moi pas. De mon temps il y avait des fées et des magiciens pour défaire les sorts, mais pas des sorciers. Les sorciers pour nous ce sont des méchants, comme la vilaine belle-mère de Blanche-neige, par exemple.  Voilà une vraie sorcière. Je me demande d’ailleurs, si ce qui m’arrive n’est pas encore un de ses tours. Je t’en supplie, appelle qui tu veux, mais fais quelque chose. 

        Les éternuements d’Atchoum avaient fini par réveiller Blanche-neige qui intervint :
- Tu as encore oublié la formule magique de notre marraine la Fée de Lune ! Viens près de moi, je vais te la redire à l’oreille. 


        Fleur de Lune, un peu vexée qu’on ne la mette pas dans la confidence, partit chercher une tasse supplémentaire pour le nain, à la cuisine. Soudain, elle réalisa qu’ils avaient parlé de la Fée de Lune, sa marraine, c’est sûrement elle qui les avait envoyé.


        Quand la petite-fille revint, Atchoum s’était mis si près du feu pour se réchauffer qu’il avait presque la tête dans la cheminée. Elle eut peur qu’il enflamma sa barbe de nain. Mais ayant compris qu’il n’avait pas bon caractère, elle ne fit aucune réflexion et tenta de ne rien penser. Hélas c’était déjà trop tard.
- Ne t’inquiètes pas pour lui dit Blanche-neige, il est si mouillé qu’il ne risque rien. En revanche, tu devrais lui donner une couverture à lui aussi.
- Excuse-moi, je n’y avais pas pensé dit gentiment la petite fille. Sans tarder, elle prit la couverture du canapé et la mit sur le dos d’Atchoum. Puis, elle ajouta, j’aimerais bien que vous m’expliquiez pourquoi vous êtes-là. Vous n’êtes pas seulement venus ici tous les deux pour vous chauffer et boire du chocolat, je suppose ?
- Pourquoi pas ? dit en riant Blanche-neige…. Comme tu l’as si bien pensé, c’est la Fée de Lune, notre marraine à tous les trois qui nous a envoyé vers toi. Elle a beaucoup de filleuls, ce qui veut dire beaucoup de travail et parfois elle doit demander à l’une ou l’un d’entre nous de lui rendre service à son tour.
- Mais, je ne suis qu’une petite-fille, dit Fleur de Lune très inquiète.  Quel service pourrais-je bien rendre à un personnage aussi important que notre marraine la Fée de Lune, je me le demande. Vous êtes sûres qu’elle ne s’est pas trompée ?
- Mais non, répondit Blanche-neige. La Fée de Lune ne se trompe jamais. Elle nous a dit que tu étais une petite fille très extraordinaire. Elle nous a dit aussi que tu n’avais pas très bon caractère… Ne te défends pas, nous avons tous des défauts.
- Je n’ai jamais dit le contraire, lança bravement Fleur de Lune.
- Bravo ! applaudit Blanche-neige, voilà une preuve d’honnêteté. La Fée de Lune nous a dit aussi que tu étais très serviable et capable de faire de grands voyages pour te rendre utile.

La petite-fille était partagée entre un sentiment de fierté et une certaine inquiétude au sujet de sa nouvelle mission. Qu’allait-on lui demander de faire cette fois-ci, et en serait-elle capable ?
- Ne t’inquiète donc pas dit gentiment Blanche-neige, cette fois, il ne s’agit pas de partir au bout du monde. C’est dans ton pays de froidure et de mille couleurs qu’il va falloir chercher. Il parait qu’il existe ici une espèce très rare d’une plante habituellement ordinaire. On ne doit la cueillir qu’en hiver, une nuit de pleine lune. Cette plante pourrait soigner Atchoum, qui même s’il est content de faire rire les enfants avec ses éternuements, est très malheureux d’être toujours enrhumé.

 -  Pauvre Atchoum ! compatit Fleur de Lune.
- Tu me diras qu’il y a des missions plus importantes, continua Blanche-neige, mais regarde-le, regarde ce pauvre nez tout rougi, tout gonflé. Sans compter que ça coûte très cher en mouchoir en papier, maintenant qu’on n’a plus de mouchoirs en tissus et que ces mouchoirs polluent beaucoup votre pauvre nature. Trouver cette plante est une mission digne de toi, je te l’assure.

        Fleur de Lune ne savait plus quoi penser. Dès qu’elle pensait quelque chose tout le monde le savait, c’était casse-pieds ! Mais tout en s’efforçant de ne pas penser, elle pensait quand même. Et, elle pensait que c’était un peu bizarre de faire faire un aussi grand voyage à une célébrité comme Blanche-neige, uniquement pour soigner le rhume à répétition d’un pauvre nain de conte de fées.
- Détrompe-toi, dit Blanche-neige, à laquelle décidément on ne pouvait rien cacher. Ce n’est pas une idée bizarre, nous avons trouvé l’existence de cette plante médicinale, dans un vieux grimoire… un vieux livre si tu préfères. Nous avons été le chercher dans la grande bibliothèque de Merlin l’enchanteur. Tu te doutes bien que je n’ai pas hésité une seconde ! Les nains sont mes amis, ils m’ont sauvé la vie. Sans eux, je n’aurais jamais pu rencontrer le prince charmant que j’aime tant.
- A propos, demanda Fleur de Lune, toujours un peu méfiante, pourquoi n’est-il pas venu avec toi, le prince charmant. C’est pourtant grâce aux nains qu’il t’a rencontrée !
- Il est en voyage d’affaire répondit tristement Blanche-neige. L’époque où l’on pouvait passer son temps à chevaucher dans les forêts du royaume est bien finie. La vie moderne a tout changé ! Il n’y a plus beaucoup de vie de château… en tout cas pour les vrais princes ! Ne fais pas cette tête-là, je t’en prie.


        Devant le visage soupçonneux de Fleur de Lune, Blanche-neige se mit à rire. Atchoum en fit autant ce qui eut pour effet d’intensifier ses éternuements. Pauvre petit nain, il ne pouvait plus s’arrêter d’éternuer. Fleur de Lune eut honte d’avoir été si désagréable avec lui et alla vite chercher un gros paquet de mouchoirs en papier.
- Tu aurais du lui donner de l’homéopathie c’est très efficace dit-elle à Blanche-neige.
- Tu te doutes bien que nous avons tout essayé, depuis longtemps, répondit cette dernière. Les médecines naturelles, les potions de notre ami Merlin, rien n’y a fait. Cette plante est notre dernier espoir ! Et je suis sûre qu’avec ton aide nous arriverons à la trouver. N’oublie pas que notre marraine nous protège et qu’elle nous aidera dans nos recherches.
- Je veux bien, mais ici, en hiver, répondit très sérieusement Fleur de Lune, il faut être équipé pour une expédition comme celle-là. Le Canada est un très grand pays. Il va nous falloir un scooter des neiges, que nous appelons skidoo. Moi, je suis trop petite pour avoir le droit de le conduire, même si j’en trouvais un.
- Ce n’est pas un gros problème, répondit Blanche-neige, Atchoum est un nain certes, mais c’est un adulte, il a tout à fait le droit de conduire un skidoo. Mais c’est dommage, nous avions tant rêvé de partir en traîneau avec des chiens. Il y en a encore, je le sais !
- Si tu veux un traîneau, on n’a qu’à demander au Père Noël, dit Fleur de Lune, qui pensait qu’elle allait faire beaucoup d’effet. Je lui ai rendu un très grand service pour Fleur de Soleil, la petite Africaine.
- Comment va-t-elle ? demanda Blanche-neige ? Nous avons tous suivi ton aventure, c’était très émouvant.
-  Elle va de mieux en mieux, dit fièrement Fleur de Lune.
- J’en suis très heureuse pour vous deux, dit Blanche-neige chaleureusement. Mais il ne faut pas perdre trop de temps maintenant. Tu sais comment téléphoner au Père Noël ?
- Ca va être difficile, répondit Fleur de Lune, le standard ne marche que pour les commandes, ils doivent tous être en vacances et je n’ai pas son numéro de portable. 

           Elle aurait mieux fait de se taire et de rester modeste… A l’instant où la petite fille faisait cette amère constatation, la porte d’entrée s’ouvrit d’un coup et dans une grande bourrasque de neige, le Père Noël apparut !

A demain pour la suite…

         

        Si ce conte vous plaît, parlez-en à vos copains, vos parents, mais aussi de parents à parents. Parlez en sur vos forums préférés, enfin parlez-en à tout le monde, je ne vous le dirais jamais assez. Moi, je ne suis pas comme notre auteure, cette chère et bien trop modeste Olga, qui n’ose pas faire sa promotion sur les forums sous prétexte qu'elle aurait l'impression de "vanter sa marchandise". Elle a bien de la chance d'avoir quand même des visiteurs ! Moi je pense qu'il faut vivre avec son temps. J’ai  fait par le passé, comme vous le savez sans doute, la gloire de mon maître le Marquis de Carabas, en allant crier partout ses louanges... Il ne manquerait plus que je ne fasse pas pareil pour Olga qui est devenue une amie, mieux que cela même, quelqu'un de ma famille ! D'ailleurs, elle adore les chats et nous le lui rendons bien. Je vais donc ,sans aucun complexe, claironner sur la toile à qui veut l'entendre, tout le bien que je pense du travail de notre auteure et même du mien ! Il faut s'apprécier soi-même dans le vie, c'est notre ami Didier qui le dit.

Je peux compter sur vous ? J'en étais sûr, merci d'avance... Alors à demain chers visiteurs, je vous chalue bien bas …

                                                  Votre ami le Chat

                                                                     

                                    
P.S. pour les fautes d'orthographe,  je ne suis pas plus doué qu'hier alors un petit coup de main sera le bienvenu. N'ayez pas peur, je ne me vexerai pas, pas pour ça en tout cas !..

 

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