Fleur de Lune et la plante magique - quatrième partie

Publié le par Olga Forest



  


Bonjour,

Voici comme promis la suite du deuxième conte des Etranges Aventures de Fleur de Lune et de ses Amis. Comme vous le voyez, je suis toujours un Chat de parole ! D'ailleurs j'adore parler....

Pour repartir au début si vous ne l'avez pas encore lu cliquez ici.




Fleur de Lune et la Plante magique
quatrième partie



 
    La  petite troupe finissait à peine la visite du Musée de la Réserve, quand un homme entra.

- Voici, mon ami, Georges Lafleur ! C’est un nom prédestiné pour un botaniste, dit Adario en riant. Il est des nôtres par le cœur, mais il n’est pas d’origine amérindienne. Son nom est un nom d’origine française comme beaucoup d’autres dans ce pays. Georges est un grand scientifique qui s’est beaucoup intéressé à nos anciennes coutumes. C’est un Blanc, comme vous tous. A propos, je me demande souvent pourquoi le Père Noël n’est pas amérindien, il voyage en traineau tiré par des rênes et son costume un peu moins rouge pourrait très bien faire l’affaire ?

- Je suis peut-être amérindien sans le savoir dit le Père Noël qui n’avait pas l’intention de se laisser entraîner sur ce sujet brulant.

 

          Il se dit simplement que ce jeune homme avait tout à fait raison de poser la question.

 

Après les présentations, Adario demanda à son ami Georges Lafleur :

- As-tu trouvé le lieu ou l’on peut récolter la plante magique qui soignera définitivement le rhume de notre ami Atchoum ? 

- J’ai trouvé des renseignements sur cette plante, répondit le botaniste.  C’est une de celles que vous autres amérindiens utilisiez beaucoup  dans l’ancien temps. Seul les chamans savaient où la trouver et la reconnaître. Malheureusement, il semble qu’elle ait presque totalement disparue. Il ne reste plus que l’espèce dite vulgaire, qui n’a pas les mêmes vertus médicinales, même si elle en possède aussi. La variété que nous cherchons est trop fragile. Elle a très mal résisté à la pollution. Il en reste dans les contrées les plus sauvages et les plus protégées du nord de notre pays. Je pourrais sûrement la reconnaître, mais je ne sais pas l’endroit précis où l’on peut la trouver. 

 

Toute l’équipe, Père Noël en tête, était désapointée. Fleur de Lune avait, de nouveau, envie de pleurer, mais courageusement elle tentait de ravaler ses larmes.

- Je n’ai pas dit que tout était perdu, ajouta le botaniste, ne vous désespérez pas…  Au pays des Inuits, dans le Grand Nord, je connais un vieux chaman, pour lequel j’ai une immense admiration et une grande amitié.   Je suis certain qu’il pourra nous aider,  peut-être même pourra-t-il nous faire la préparation nécessaire pour soigner votre ami Atchoum. 

- C’est quoi un chaman ?  demanda Fleur de Lune qui voulait toujours tout savoir.

- C’est un médecin qui soigne par l’esprit et par les plantes. C’est peut-être un peu difficile à comprendre pour toi, comme pour beaucoup d’européens, mais il y a des siècles que les chamans existent et pas seulement au Canada. Il y en a dans beaucoup d’autres parties du monde. Chez les Inuits on les appelle angakkuq. Ils évoquent les esprits de la terre et de la mer. Ils ont une ceinture qui est symbole de pouvoir et un tambour pour entrer en contact avec les esprits.  Ils peuvent même prédire le temps aussi bien que nos services météorologiques et parfois mieux. 

- C’est drôlement pratique dit Fleur de Lune, admirative. 

- Certes, répondit Georges le botaniste, mais devons faire un très long voyage pour rencontrer mon ami  le chaman. Aurez-vous le temps ?

- On voit que vous ne connaissez pas la vitesse de mon traîneau.  dit le Père Noël qui n’était pas fâché de montrer sa supériorité à un scientifique. Tout le monde sait bien que ces  gens-là  ne croient pas au Père Noël. ! Puis il ajouta :

- Nous  serons si rapidement rendus dans le Grand Nord, que vous serez obligés de réviser beaucoup de vos idées sur l’omnipotence de la science humaine ! 

- C’est quoi omnipotence demanda Fleur de Lune.

- C’est une sorte de supériorité à laquelle je ne crois pas non plus. Je ne suis qu’un simple botaniste. Nous pratiquons une science ancienne qui fut longtemps méprisée dans ces siècles de modernité. Cela nous a appris la modestie.  

 

      Cette conversation était quand même un peu compliquée pour Fleur de Lune qui, grâce aux lectures que lui faisaient ses parents, avait pourtant un vocabulaire étendu pour une petite fille de son âge. Même si elle ne comprenait pas tout, ce « combat de mots » entre le Père Noël et Georges Lafleur, l’amusait beaucoup. Adario  mit fin à la discussion en demandant :

- Me permettrez-vous de vous accompagner  dans ce voyage ? 

      

Fleur de Lune pensa qu’étant donné la taille gigantesque du jeune homme, il ne resterait plus beaucoup de place dans le traîneau.

- Avec plaisir, on se serrera un peu si c’est nécessaire, dit Blanche-neige, qui, une fois de plus, avait saisi les pensées de Fleur de Lune.

 

Puis s’adressant au Père Noël elle ajouta en choisissant ses mots :

- Cela vous permettra de montrer les merveilles technologiques de votre traîneau ! 

- Certes, certes, renchérit le Père Noël. 

 

        Il avait rougi de plaisir, mais cela ne se vit pas beaucoup. Chacun sait que le Père Noël a toujours les joues rouges à cause du froid !

 

 Ils sortirent tous dans la nuit glaciale, et quoique bien couverts, ils furent vite transis. Quelle aventure pensa Fleur de Lune !

 

Arrivé au traîneau, le Père Noël sortit un boîtier électronique de sa houppelande, il bipa et aussitôt le traîneau s’allongea.

- Il n’y a ici rien d’extraordinaire, dit-il faussement modeste. Mon traîneau s’étend à l’infini ! Comme cela je n’ai pas à me préoccuper du nombre de cadeaux que je dois livrer.

 

        Georges Lafleur, le botaniste, restait sans voix. Adario n’avait bien entendu pas l’air  étonné. Fleur de Lune avait compris depuis longtemps qu’il savait tout et plus encore… Très poliment il complimenta quand même le Père Noël pour avoir su allier tradition et modernité.

- C’est aussi ce que nous tentons de faire, nous autres amérindiens survivants d’une très ancienne culture ajouta-t-il. 

 

     Fleur de Lune était frigorifiée et trouvait cette conversation un peu ennuyeuse, mais elle n’en dit rien, pour ne pas leur faire de peine. Elle  s’était installée confortablement dans le traîneau avec Blanche-neige, elles avaient même  pris une ou deux couvertures de plus, au cas ou !

   Le Père Noël se mit aux commandes, ce qui veut dire qu’il saisit les rênes de son attelage de rennes. C’est amusant, ça se prononce de la même façon, mais ça s’écrit différemment. La langue française n’est pas toujours facile, Fleur de Lune en sait quelque chose !

 

            Et le traîneau s’envola de nouveau dans la nuit.

 

A suivre…

 

 

           Voilà, j'espère que le conte vous a plu et j'espère que vous en parlerez à vos amis, comme cela j'aurais des félicitations de l'auteur quand elle rentrera. Elle ne sait pas bien faire sa promotion, heureusement que je suis là.  Je ne vous le dirais jamais assez. A bientôt pour la suite.

Chatlue ....
                                                                            Votre ami le Chat

  

P.S. pour les fautes d'orthographe je ne suis pas plus doué qu'hier alors n'hésitez pas à me les signaler.Je ne me vexerai pas, pas pour ça en tout cas !...

                                     
 

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