La rubrique du Chat ! et troisième partie de "Fleur de Lune et la plante magique

Publié le par Le Chat + un conte d'Olga Forest




 
Bonjour !

           Le premier jour, dire "ici le Chat" c'était justifié. le second, dire "c'est encore le Chat "passe encore, mais  je ne vais pas tous les jours vous annoncer que c'est encore moi et toujours moi.  Donc, ne sachant pas pendant combien de temps encore il va me falloir remplacer notre chère petite Olga, notre auteure. il m'a semblé plus simple de  donner un titre à mes intervention. J'ai choisi  un titre : "La rubrique du Chat", ce qui a le mérite d'être clair. J'espère que cela vous plaira. Et qui sait, quand Olga sera rentrée, peut-être ferais-je  une chronique sur le blog. J'y prends goût !...

        Pour en revenir à ma rubrique, elle  va me permettre aussi de vous parler de l'actualité et d'une foule d'autres choses... Par exemple, figurez-vous que j'ai entendu ce matin une information extrêmement intéressante. En Columbie on a dressé des rats pour détecter les mines qui sont innonbrables et représentent un danger permanent. Mais comme "chatcun" sait, les chats mangent les rats. Alors les dresseurs ont eu une idée géniale... ils ont  dressé des chats pourles  protèger des chats ordinaires, ceux qui n'ont pas appris à protèger les rats et qui de ce fait resteront sur leur faim ou prendront la pâté, ce qui bien entendu, est une image.

        Je ne suis pas sûr d'avoir su expliquer clairement ce fait-divers. Au cas contraire ,je vous conseille d'écouter ou d'appeler France-info, ma radio de référence et de leur demander de vous transmettre cette information que j'ai entendue sur leur antenne ce matin. 

        Après cela,  l'expression « à bon chat, bon rat » signifiera autre chose.

        Ah! si tous les rats du monde, les chats , les chiens, les poissons rouges et.... les humains voulaient se donner la patte la nageoire ou la main, il n'y aurait peut-être plus de mines pour déchiqueter les chats, les chiens, les poissons rouges et...  bien sûr les humains ! Mais... tout le monde sait que je suis un chat pacifiste !

        Revenons-en aux contes pour enfants, cela m'évitera de me faire tirer la moustache pour propos subversifs... Je ne vous laisserai donc pas attendre plus longtemps la troisième partie de notre conte.

        Si vous avez manqué la première partie cliquez ici . Si vous avez manqué la seconde partie, cliquez ici. C'est sans doute ce que les humains appellent « tisser des liens » !

 

     

Fleur de Lune et la plante magique.

Troisième partie

 

Fleur de Lune était désemparée, cette mission était au dessus de ses forces !

- Quand on veut on peut, dit alors une voix qui semblait venir de très loin.  

- C’est facile à dire ! bougonna Fleur de Lune. J’entends ça depuis que je suis toute petite, mais cette fois c’est différent. Si vous êtes ma marraine, Madame la voix, vous feriez mieux de m’aider.  

 

Personne ne répondit. Fleur de Lune comprit que cette mission lui était présentée comme une épreuve. Elle comprit aussi qu’elle allait devoir la réussir pour ne pas décevoir sa marraine, la Fée de Lune.

- Alors on y va ? bougonna le Père Noël. Si ça continue, on va se transformer en statue de glace, comme à Québec. 

 

Décidément, il savait tout ! Et en particulier que chaque hiver il y a de superbes statues de glace à Québec. Il y a aussi de grandes fêtes où tout est illuminé. Fleur de Lune y va tous les ans avec ses parents.

 

C’est alors qu’elle eut une idée tout à fait géniale… en toute modestie, comme d’habitude ! S’il s’agissait d’une très ancienne plante de ce pays, il fallait demander à ceux qui l’habitent depuis toujours. Il fallait demander aux Amérindiens.

Il fallait se rendre au village des Hurons ou Wendats. Ce sont les français quand ils sont venus avec Jacques Cartier en Nouvelle France qui les ont appelés Hurons. Le village n’est pas loin de Québec. Fleur de Lune l’a déjà visité avec ses parents. C’est dans cette Réserve que vit le Grand Chef qui a succédé à Gros Louis, celui qui avait tant fait pour ses frères d’Amérique du Nord. Fleur de Lune aime beaucoup les Amérindiens, elle a même la photo de Gros Louis dans un de ses livres.

 

Le problème c’est qu’elle ne connait pas le chemin pour se rendre à la Réserve, c’est ses parents qui conduisent !

 

Heureusement, le Père Noël étant bien équipé, trouva l’itinéraire sans problème avec son GPS.

- Je me déplace en traîneau mais en traîneau moderne, dit-il fièrement. Il faut vivre avec son temps, nom d’une pipe ! 

 

Et les voilà partis, à la vitesse de l’éclair.

 

Le traîneau du Père Noël est un traîneau magique… il vole ! Tout le monde l’a vu sur les illustrations, mais Fleur de Lune n’y croyait pas vraiment. Finalement elle ne croit pas à grand-chose, notre petite héroïne, il va falloir que cela change.

 

Depuis qu’ils s’étaient installés dans le traineau, Blanche-neige était recroquevillée sous les couvertures et on aurait dit qu’Atchoum avait l’éternuement gelé. Il avait un glaçon au bout du nez ! Cela donnait envie de rire, mais pour ne pas le peiner, tout le monde fit semblant de n’avoir rien vu, Fleur de Lune comme les autres.

 

Le voyage ne prit pas beaucoup de temps. Ils atterrirent au beau milieu du village de Loretteville. Devant une maison, malgré l’heure tardive, un jeune homme, presqu’un géant, les attendait.

 

N’allez pas croire que les Amérindiens vivent encore dans des tipis. Ils vivent dans des maisons, comme tout le monde, même s’ils sont gardiens de leurs traditions.

 

Dans le village, il y a un petit musée. On peut même y acheter des souvenirs. Mais Fleur de Lune n’était pas là pour cela, bien qu’elle soit tentée de le faire rien que pour rapporter une preuve de son voyage.

 

Le jeune homme était amérindien bien sur, Il reçut la petite troupe chaleureusement :

- Bienvenue chez nous, dit-il, je m’appelle Adario, c’est le nom d’un Grand Chef Huron.

 

Fleur de Lune constata avec étonnement qu’il voyait tout le monde : le Père Noël, Blanche-neige et Atchoum, tout comme elle. Il devait y avoir de la magie là-dessous. Comment avait-il pu être averti à l’avance de leur visite ? La petite fille avait bien remarqué qu’il les attendait alors que tout dormait autour de lui.

- Le Grand Chef mon père, est en voyage, continua Adario, il défend notre culture bien au-delà des frontières du pays. Il m’a demandé de vous accueillir à sa place. 

 

Fleur de Lune en tant que chef de l’expédition, le remercia de son accueil et lui expliqua la raison de leur visite. Elle comprit à son attitude qu’il savait déjà tout, comme il avait su l’heure de leur arrivée. Il avait même eu le temps en les attendant, de sortir un gros herbier de la bibliothèque. Et comme par hasard, cet herbier était ouvert exactement à la page où se trouvait la plante que Fleur de Lune devait venir chercher. Elle était certes un peu vexée, mais bien contente et très admirative. C’était quand même elle qui avait eu l’idée de venir consulter les Hurons dans cette Réserve.

 

Même si elle n’était plus la seule à voir pour de vrai, Blanche-neige, Atchoum et le Père Noël, elle se sentait fière de la conduite de sa mission. Elle attendait même un peu qu’on la complimente. Ce qui ne vint pas. Les choses ne viennent jamais quand on les attend, pensa-t-elle.

- Ca permet d’avoir des surprises, dit en souriant Blanche-neige, qui se réchauffait devant un grand poêle à l’ancienne. Elle avait sans doute repris assez de forces pour plonger à nouveau dans les pensées de la petite-fille !

- C’est bien joli tout ça, dit le Père Noël, mais ça ne nous dit pas où trouver cette fichue plante. 

- Un peu de patience Père Noël, dit Adario, qui avait l’air de bien s’amuser, chaque chose en son temps. J’ai téléphoné à un ami botaniste. Je suis sûr qu’il va nous donner de précieux renseignements.  Il sera là dans une demi-heure, avec le skidoo on est vite rendu. Peut-être moins vite qu’avec le traîneau du Père Noël, mais tout le monde n’a pas la chance de voyager avec lui. 

 

Puis d’adressant à Fleur de Lune il ajouta :

- J’espère que tu réalises l’honneur qui t’es fait. Mais, je crois que tu l’as bien mérité. 

 

Enfin, un compliment, ce n’était pas trop tôt !

- Tu vois dit Blanche-neige, tout vient à temps à qui sait attendre. 

 

Fleur de Lune avait déjà entendu ce proverbe chez sa Grand-mère, là-bas en France. C’est un truc qu’on dit aux enfants pour les faire patienter !

 

En attendant le botaniste, ils visitèrent le musée qui étonna beaucoup Blanche-neige et Atchoum et même parfois le Père Noël. Celui-ci s’absenta un moment pour donner à manger à ses rennes. Fleur de Lune fut très étonne de voir qu’il leur donnait des croquettes, n’était-ce pas pousser bien loin le goût de la modernité ?

 

A suivre…

 

       Comme d'habitude,  si ce conte vous plaît parlez-en autour de vous. Cela me vaudra peut-être des féliciitations de l'auteure quand elle nous reviendra. Elle ne peut avoir disparu pour de vrai,  un auteur ne peut avandonner ses personnages, en tout cas pas la nôtre je vous en fiche mon ... billet !!!



                                             Chatlue !

                                                       Votre ami le Chat                                                                                                                         

                                    
P.S Comme hier, avant-hier et avant-avant-hier, et tous les jours précédents, pardon pour les fautes d'orthographe. Si vous voulez vous pouvez me les signaler !

 

Publié dans Billets

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