La traversée du Don de Dieu


Pas à pas, au travers des aventures de Fleur de Lune et de ses amis, vous découvrirez l’histoire de cette poignée d’émigrants qui ont un jour quitté la France pour fonder Québec. Et n’oubliez pas qu’avec Duga de Montz et Samuel de Champlain, ils furent à l’origine de la création du Canada.

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Le « Don de Dieu » était un magnifique galion. Fleur de Lune n’était jamais montée sur un aussi gros bateau et encore moins sur un voilier de cette époque. Elle était émerveillée par tout ce qu’elle voyait et entendait autour d’elle. Elle en avait les larmes aux yeux de bonheur et sa marraine en était tout émue.

Il n’y avait personne pour s’occuper des passagers qui attendaient sur le quai, car la priorité allait à la cargaison qu’on n’avait pas fini de charger.

L’Histoire n’était pas la spécialité de la Fée, tant s’en faut. Elle découvrait, soudain, un monde qu’elle n’aurait jamais imaginé !  Mais Fleur de Lune forte de ce qu’elle avait appris à l’école lui donna une foule d’explications, certaines sans doute un peu fantaisistes… Mais c’est bien excusable dans de pareilles circonstances.

Elles attendirent près de deux heures sur le quai. Il y avait tant d’animation autour d’elles et tant à regarder que cela ne leur sembla pas vraiment long. Elles furent quand même soulagées de voir, enfin, un tout  jeune officier venir à leur rencontre. Il était très beau, grand, brun aux yeux verts, la silhouette élancée, mise en valeur par son costume. Il s’inclina devant la Fée  avec un sourire chaleureux.

- Mes hommages Mesdames, dit-il, je me présente : Jean de Cerrier de Monts. J’ai l’honneur de parler à Madame de Mallor et Mademoiselle Hébertet, je suppose ? 

- C’est cela même, bonjour Monsieur, dit la Fée de manière très distinguée. Nous sommes heureuses de pouvoir embarquer enfin, grâce à vous. 

- J’espère que vous voudrez bien nous excuser pour ce retard, dit le jeune homme,  il y a tant à faire.

Après un salut que Fleur de Lune trouva « très classe », il ajouta :

- Vous êtes les bienvenues sur le « Don de Dieu .

Puis s’avançant vers la passerelle, avec un chaleureux sourire, qui fit fondre encore plus Fleur de Lune, il ajouta :

-  Si vous voulez bien me suivre. 

La fillette ne se le fit pas dire deux fois. Elle l’aurait suivi au bout du monde.

La Fée et Fleur de Lune gravirent la passerelle à la suite du jeune officier pour monter sur le navire où les marins s’affairaient. Il les conduisit  jusqu’à la cabine arrière dans les quartiers du capitaine où se trouvaient les aménagements pour les passagers.

- J’espère Madame de Mallor, dit le jeune homme  que vous vous plairez à bord du «Don de Dieu» ainsi que la jeune demoiselle, votre filleule, m’a-t-on dit. 

- C’est cela même, répondit la Fée. 

Fleur de Lune était ravie qu’on la traite de demoiselle, c’était nettement mieux que petite fille ou fillette.

-Merci Monsieur, vous êtes fort aimable, répondit la Fée, je suis sûre que tout se passera pour le mieux. 

Puis avec un petit sourire entendu elle ajouta :

- La jeune demoiselle se nomme Isabelle et je suis sûre qu’elle serait très heureuse, au cours de la traversée, de visiter en votre compagnie ce magnifique vaisseau. Si vous en avez le loisir, bien sûr. 

- Avec le plus grand plaisir, dit le jeune officier avec ce merveilleux sourire qui fit fondre notre Fleur de Lune, pour la seconde fois. 

- Je suis chargé par Monsieur de Champlain de veiller au bien-être des passagers, continua le jeune homme. Je suis un lointain petit cousin de Monsieur Dugas de Mons. C’est lui qui  a affrété ce vaisseau ainsi que celui qui a quitté Honfleur le 3 avril. C’est l’œuvre de toute sa vie et le résultat de sa rencontre avec Monsieur de Champlain. Mon Oncle a beaucoup d’estime pour lui et l’a nommé lieutenant de cette expédition. A ce propos, je suis chargé de vous annoncer que Monsieur de Champlain est notre capitaine et qu’il aura l’honneur de vous accueillir ce soir au dîner. 

-  C’est un grand honneur pour nous aussi, répondit la Fée de plus en plus à l’aise dans son rôle. Cela nous touche profondément et je vous serais reconnaissante de l’en remercier de notre part. 

- Je n’y manquerai pas Madame, dit le jeune officier et tout en  faisant de nouveau le salut militaire il se courba devant la Fée. Je serai très heureux de vous rendre la traversée la plus agréable possible. Et c’est avec le plus grand plaisir  que j’accompagnerai notre jeune demoiselle Isabelle dans sa découverte de la navigation. Je suppose que c’est son premier voyage ? 

- Oui, le premier dit Fleur de Lune rougissante.


Fleur de Lune trouvait qu’on faisait un peu trop de manières à cette époque, mais aussi que certaines d’entre elles étaient bien agréables. Elle se souvint que cela s’appelait la galanterie et décida d’être plus exigeante à l’avenir, sur ce sujet. En tout cas, pour le moment, elle était en train de tomber follement amoureuse du bel officier. Après tout, il n’y a pas d’âge pour aimer. Elle avait complètement oublié  Raphaël, son fiancé du moment ! Il fallait s’y attendre. Elle n’était plus Fleur de Lune, elle était en train de devenir pour de vrai cette « Mademoiselle Isabelle Hébertet » fille d’un riche commerçant colonisateur de Nouvelle-France ! A cet instant les évènements qui l’avaient amenée sur ce bateau lui revinrent en mémoire…


Plusieurs années  s’étaient écoulées depuis la dernière visite du Chat Botté !


 Il y avait eu comme d’habitude,  l’école, les copines, la motoneige, le patin à glace et les promenades sur le lac gelé. Fleur de Lune avait continué de grandir, mais il lui manquait quelque chose… à croire qu’elle avait rêvé. Le temps avait passé, mais ses aventures merveilleuses lui manquaient. Fleur de Lune était redevenue une fille comme les autres,  elle qui s’était crue tellement exceptionnelle.

 

Pourtant dans le jardin,  il y avait toujours la petite plante magique  qui avait poussé comme par miracle un soir d’hiver au retour du pays des Inuits. Elle s’était même multipliée ! Cette plante était donc bien réelle... Tout comme la carte postale de Fleur de Soleil* cachée dans la boîte au fond de l’armoire.

 

*voir Contes N°1, 2 et 3 : « Fleur de Lune et la plante magique » et « Fleur de Lune et la petite sirène » (voir plus bas) 

 

 

Mais un soir où, comme souvent, Fleur de Lune pensait à ces  étranges voyages et aux personnages  de contes qu’elle avait  rencontrés, il lui revint en mémoire une phrase de sa marraine la Fée de Lune :

- Nous n’existons plus si tu ne crois pas en nous. 

 

Alors, ce soir-là, elle avait pris une grande décision. A l’avenir, on pourrait bien se moquer d’elle, elle recommencerait d’attendre, comme quand elle était petite fille... Et comme par magie,  au moment où elle allait sombrer dans le sommeil,  sa marraine la Fée de Lune était  apparue avec toutes ses étoiles autour d’elle. Elle portait sa superbe robe de fée pleine de paillettes dorées, son chapeau pointu et tenait à la main sa baguette magique, exactement comme les autres fois. Et comme les autres fois, quand elle était petite, Fleur de Lune fut émerveillée.

- Bonjour ma Chérie, avait dit la Fée en l’embrassant. Je suis si heureuse de te revoir. Tu as bien grandi. Je n’ai jamais cessé de veiller sur toi. J’attendais seulement que tu comprennes enfin. Maintenant, nous allons devoir rattraper le temps perdu, car le Chat Botté* a toujours une mission pour toi… 

-Je croyais ne plus jamais vous revoir, avait dit la fillette la gorge nouée d’émotion. Vous croyez vraiment que le Chat m’a attendue si longtemps ?

- Certes, il a beaucoup avancé dans ses recherches avait répondu la Fée… mais il t’expliquera tout cela lui-même. Je suis venue en coup de vent.  J’ai énormément  de travail en ce moment. Tu aurais dû m’appeler plus tôt, au lieu de te morfondre !

Puis la Fée avait disparu comme elle était venue, et Fleur de Lune s’était demandé  encore une fois si elle n’avait pas rêvé. C’est alors qu’elle vit une multitude de petites paillettes dorées sur le sol à ses pieds… Ce n’était donc pas un rêve !

La fillette mit très longtemps à s’endormir ce soir-là. Et dès le lendemain, l’attente recommença…

  *voir Contes N° 3 : « Fleur de Lune et le Chat Botté ».
 

         

 

Quelques jours plus tard, à la même heure, Fleur de lune avait entendu gratter à la porte de sa chambre. Elle avait pensé  que c’était son chat, Caramel, et avait ouvert la porte… Quel bonheur ! C’était le Chat Botté il était enfin revenu ! Tout allait donc recommencer, comme par le passé. Son costume était encore  plus somptueux que la fois précédente. Ses bottes étaient d’un cuir plus fin  et  son chapeau encore plus emplumé. Il fit son inimitable courbette et la salua exactement comme la  fois précédente.

- Que je suis heureuse de te revoir, avait-elle dit  en lui sautant au cou.

Le Chat Botté avait rougi, autant qu’un chat botté, enrubanné, et pomponné puisse le faire. Même les plumes blanches de son chapeau s’étaient teintées de rouge, ce qui était vraiment d’un très bel effet !

- Avant toute chose, jeune demoiselle, il me semble avoir oublié quelque chose lors de ma précédente visite... avait dit le Chat. Qu’as-tu fait du superbe feutre que j’ai laissé sur ton lit, il y a deux ans ?  avait-il demandé 

 

Fleur de Lune ne se souvenait pas que le Chat ait laissé un feutre sur son lit. Elle ne savait même pas qu’il dessinait. Elle était allée chercher sa trousse et l’avait tendue au Chat :

- Regarde si tu le trouves là-dedans avait-elle dit  pleine de bonne volonté. 

- Qu’est-ce que c’est que ça ? S’était étonné le Chat, je ne te parle pas de ces crayons modernes dont vous usez, vous les jeunes, je parle de mon feutre

 

Joignant le geste à la parole il montra la chose pleine de plumes qu’il avait sur la tête.

Fleur de Lune était partagée entre une énorme envie de rire de sa méprise et une grosse inquiétude. Elle était impardonnable. Le professeur leur avait pourtant expliqué, le matin même, que la bourre des castors  servait à fabriquer du feutre pour les chapeaux.  Comment avait-elle pu l’oublier et où avait-elle donc rangé ce fameux chapeau ? Fleur de Lune ne voulait pas le décevoir. Il serait bien capable, tel qu’elle le connaissait, de repartir sans lui parler de sa mission et elle recommencerait d’attendre ! 

 

C’est alors qu’une voix lui avait soufflé à l’oreille :

 

- Le feutre du Chat, souviens-toi donc, tu l’avais caché tout au fond du placard, de peur que tes parents ne te posent des questions. Il est derrière le duvet de montagne. 

 

Fleur de Lune avait  reconnu la voix de la Fée.

- Oh ! merci , répondit-elle dans un soupir.         

Le Chat ayant entendu, lui avait demandé très étonné :

- Pourquoi me dis-tu merci, je ne t’ai encore rien donné, en revanche, j’aimerais bien retrouver mon chapeau. 

Fleur de Lune avait déjà filé comme une flèche vers le placard et revint avec à la main le superbe feutre et l’avait tendu au Chat.

- As-tu vu dans quel état tu me le rends ? Tout poussiéreux et déformé. Heureusement que c’est un feutre, mais il est mangé au mites et les plumes ont perdu leurs poils !

Fleur de Lune n’avait pas osé relever. Mais elle savait bien que les plumes n’ont pas de poils ! Elle avait seulement baissé la tête pour laisser passer l’orage. Elle était rouge de honte et prête à pleurer.


- Je ne voulais pas te faire pleurer, avait dit le Chat en se radoucissant, mais quand même, c’était l’un de mes chapeaux préférés. 

- Je suis désolée, vraiment désolée avait répondu  Fleur de Lune en reniflant. Maintenant La Fée et toi, vous ne voudrez plus de moi pour votre mission ? 

- Quelle mission ? Avait lancé le Chat en faisant semblant d’avoir oublié. 

Il avait décidé de la faire attendre, pour se venger un peu, mais cette fois, Fleur de Lune avait éclaté en sanglot.

Le Chat qui détestait voir pleurer un enfant lui avait caressé  la tête doucement en disant :

- N’en parlons plus, j’ai des centaines d’autres chapeaux. En y réfléchissant bien, celui-ci est vraiment démodé. Je te le laisse en souvenir. 

Puis il avait ajouté  en riant :

- Dans l’état où il est, je ne vois pas ce que je pourrais bien en faire. Bon passons aux choses sérieuses. Je suppose que la Fée de Lune t’as parlé de ma requête ? 

 Fleur de Lune était  très contente qu’il ne soit pas vraiment fâché et elle était si émue, qu’elle osait à peine le regarder.

- Aurais-tu perdu ta langue en grandissant ? Avait interrogé le Chat .

- Non, pas du tout, balbutia la fillette. 

Ca commençait plutôt mal. Elle avait oublié à quel point son ami aimait la taquiner.

- Imagine-toi que j’ai pas mal avancé dans ma mission… avait-il continué.

Fleur de Lune avait baissé la tête. Il ne manquerait plus qu’il ait  déjà tout fait sans elle !

- Tu ne changeras pas dit le Chat Botté, je suis loin d’avoir tout fait, nous avons encore du pain sur la planche

Elle avait perdu l’habitude qu’on lise dans ses pensées, et s’était alors dit  qu’à l’avenir elle ferait bien de faire attention, comme avant ! Mais, elle n’allait quand même pas se laisser intimider. Aussi avait-elle retrouvé son assurance pour lui répondre :

- Comment veux-tu que je me rendre compte de quoi que ce soit, je ne sais même pas quelle est cette mission ! 

-  Tu ne m'as pas laissé le temps de t’expliquer, que je sache. Décidément tu es toujours aussi impatiente !  avait répliqué le Chat. 


- Je vous vois mal partis tous les deux, avait dit la voix de la Fée. Vous êtes deux sots,  Il suffirait pourtant que chacun y mette un peu du sien. Toi, le Chat je te trouve bien susceptible. Quant à toi petite Fleur de Lune, sois un peu plus respectueuse. Tu oublies qu’il pourrait être ton grand-père et même plus ! Tu lui dois le respect 

- Hé, là ! Madame la Fée, je ne suis pas un vieillard quand même, s’était défendu le Chat.  Je suis  seulement un chat adulte ! Je ne serai jamais vieux puisque je ne suis pas dans le temps des humains. Je suis immortel,  tout comme vous ma chère ! 

- Tu as décidément bien mauvais caractère  avait dit la voix. Ne voyez vous pas que vous avez, Fleur de Lune et toi, tout intérêt à vous entendre. Vous feriez bien d’y réfléchir. Et maintenant je retourne travailler. A bientôt. 


Fleur de Lune s’était jetée dans les bras du Chat Botté qui se sentit fondre comme la neige au printemps dans le jardin.

- Je t’en prie dis-moi quelle est notre mission avait-elle supplié. 

 Le Chat après un long silence, qui mit Fleur de lune sur des charbons ardents allait enfin dévoiler sa mission.

- Et bien figure-toi, avait-il dit sur un ton de conspirateur, en ménageant ses effets… Figure-toi, que mon maître le Marquis de Carabas fait depuis longtemps des recherches généalogiques sur son ordinateur. Il parait que c’est la grande mode chez les humains. Et il m’a mis à contribution, comme d’habitude. Depuis deux ans, je cours de ville en ville, je visite les mairies, les cimetières… C’est passionnant la chasse aux ancêtres et quand ces recherches auront enfin abouti, j’ai bien l’intention de m’occuper de ma propre famille. 

Fleur de Lune avait tout de suite pensé que s’il y avait eu dans la famille du Chat Botté, à chaque portée, autant de  petits  qu’en avait fait la chatte de sa voisine depuis deux ans, il n’était pas sorti d’affaire !

- Tu ne crois pas si bien dire, avait admis le Chat. Mais avec les humains ça n’est  pas mal non plus, surtout quand ils voyagent au bout du monde ou presque. Tu vois ce que je veux dire ?  

Fleur de Lune avait bien conscience que le Chat Botté prenait un malin plaisir à la faire attendre, mais pour une fois, elle était prête à toutes les concessions.

- Tu ne t’es pas demandé pourquoi je suis venuvers toi qui vis au Canada ? Avait insisté le Chat. 

Il avait décidé de tenir en haleine la fillette le plus longtemps possible.

- Certains ancêtres de ton maître le marquis de Carabas n’auraient-ils pas émigré au Canada du temps de la Nouvelle-France, par hasard ? demanda Fleur de Lune après avoir réfléchi un moment.  

- Tu trouves un peu trop vite à mon goût, dit en bougonnant le Chat qui aurait bien voulu faire durer le suspense plus longtemps. 

Puis, beau joueur, il avait ajouté :

- Je salue tes grandes capacités de déduction. Toute  cette histoire a commencé avec l’arrière-grand-père de mon maître. Il est parti pour le Nouveau Monde avec Jacques Cartier lors de son deuxième voyage. Tu connais Jacques Cartier bien sûr ?

- Parfaitement, répondit fièrement Fleur de Lune, je suis toujours première en histoire 

- Je te crois sur parole, avait répondu le Chat en continuant son récit. L’arrière- grand-père de mon maître était chargé, avec ses hommes, de veiller à la sécurité des marchands colonisateurs et des relations avec les autochtones. Au retour c’est lui qui s’est occupé de la famille du Chef indien Donnacona, ils sont même devenus amis.

- Le professeur de mon école nous en a parlé, avait dit Fleur de Lune, Donnacona était le Chef des Iroquois et Jacques Cartier avait ramené en France sa famille, on pensait même qu’il  les avait  kidnappés ! 

- C’est très bien ! avait continué le Chat, admiratif devant le savoir de la fillette. Il faut reconnaître que ces « Indiens » furent  très bien reçus en France. Ils rencontrèrent le Roi qui leur fit donner de belles demeures et un train de vie digne de leur rang.  Mais puisque tu sais tout, tu sais sans doute ce qui leur est arrivé ?

- Ils sont tous morts, sauf une petite fille, répondit Fleur de Lune très fière de son récent savoir. 

- Et sais-tu de quoi ils sont morts interrogea le Chat ? 

- Ils n’étaient pas habitués à nos microbes répondit Fleur de Lune pleine de compassion. Les maladies que nous avons « importées » en Nouvelle-France ont décimé beaucoup de ces tribus indiennes. 

- Tu parles comme un livre dit le Chat. Nous allons faire des merveilles ensemble. Je te disais donc que L’arrière-grand-père du Marquis de Carabas, regretta la disparition de ses amis indiens et c’est sans l’ombre d’une hésitation qu’il décida de recueillir  la petite fille survivante. Il l’a élevée comme sa propre fille et l’a appelée Elisabeth. Hélas  son « nom  indien »  ne figure sur aucun document.

- Quel dommage s’exclama Fleur de Lune, c’est comme si elle avait perdu une partie de son identité. 

- Tu parles d’or, petite. Mais rassure-toi, nous le trouverons sûrement là-bas … dit le Chat en ménageant ses effets. Si tu permets, je continue… Le marquis avait deux fils, Marguerin et Guillaume le grand-père de mon Maître. Ils ont grandi avec Elisabeth et il est arrivé ce qui devait arriver…


(Suite au prochain épisode…)


 


Quelle est donc cette chose prévisible qui
devait arriver à Elisabeth et Marguerin ?

Comment le Chat a-t-il réussi à convaincre
Fleur de Lune et la Fée de participer à la mission
que lui avait confié son Maître.

Et pour quelle raison nos trois amis se sont-ils retrouvés sur le Don De Dieu en route pour la Nouvelle-France ?

Vous le saurez en nous retrouvant sur le blog de La colporteuse d’histoires le… 15 avril



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