Préface…

Chers voyageurs imaginaires,

Vous allez partir en compagnie du célèbre Samuel de Champlain et des émigrants de 1608 mais je dois vous dire que sur le bateau vous trouverez aussi des personnages sortis de mon imagination. Ce qui veut dire que vous allez vivre deux histoires en même temps : la Grande, celle qui a conduit Samuel de Champlain vers les livres d’histoire, mais aussi la petite, qui rend le récit plus romanesque. Sur le « Don de Dieu » vous rencontrerez une très jeune française, émigrée au Québec depuis plusieurs années. Elle vous prendra par la main pour vous faire remonter le temps avec elle… n’hésitez pas à la suivre… elle est irrésistible !

Dans sa vraie vie, elle habite une délicieuse maison au bord d'un lac, avec ses parents et s’appelle Anna Luna, mais, allez savoir pourquoi, je l’ai toujours appelée « Fleur de Lune »…

Elle vit dans un pays blanc, bleu et mauve en hiver qui devient parfois jaune pâle quand le soleil se cache derrière la brume avant de se coucher.

Un pays gazouillant, vert et rose à la fin du printemps et de toutes les couleurs en été. Un pays plein de lacs, de rivières, de cascades, de chutes bouillonnantes et de vagues écumantes sur les rochers de Gaspésie.

Un pays rouge et or à l'automne, quand les érables rosissent d’angoisse à l'idée de devoir bientôt se dénuder aux dernières belles journées de l'été indien, juste avant les premières neiges…

Il faut dire que Fleur de Lune a déjà vécu d’étranges aventures! La petite Sirène, Blanche-Neige et Atchoum, et même le Chat Botté avec son beau chapeau à plumes sont venus lui rendre visite quand elle était petite. Ils arrivaient sans crier gare, la nuit, quand tout le monde dormait dans la maison... Le plus étonnant c’est que tous ces personnages de contes avaient une mission pour elle. Et plus étonnant encore, la fée qui les accompagnait s’appelait : « la Fée de Lune » ! J’ai l’impression que vous avez deviné !… Eh !oui ! Cette fée est la marraine de notre jeune amie.

Je sais bien que dans notre 21em siècle il existe des adultes, et même des enfants, qui pensent que les contes de fées sont démodés. Alors pour lutter contre cette fausse image, elles se sont modernisées ! Que ceux qui les aiment se rassurent, elles portent quand c’est nécessaire leurs beaux costumes de fée, ce qui ne les empêche pas de prendre aussi d’autres apparences !... Il faut vivre avec son temps ! Elles ont donc, maintenant, un téléphone mobile et se branchent sur Internet, mais rien ne peut remplacer une bonne vieille baguette magique et un miroir du même nom… C’est une fée qui me l’a dit.



  Dédicace & remerciements