Un avion s'est posé sur l'Hudson....

Publié le par Olga

 


Emouvante image que celle de cette épave flottante... un avion s'est posé sur l'Hudson !.. Passagers naufragés, réfugiés sur les ailes comme des oiseaux transis !


« C'est un miracle ! » ont écrit les médias et c'en est un. Mais j'ai pensé aussi à ce viel adage : « aide toi, le ciel t'aidera ». C'est ce qu'a fait le commandant de bord, un homme de 55 ans, « avec de l'éxpérience »... Quelle leçon de courage et de professionnalisme, à cinq ans de la retraite ! Qui osera encore nous parler de l'âge du capitaine, même si, en l'occurence, il s'agit d'un commandant ?


La légende d'Icare, version deuxième millénaire ! Un géant des airs terrassé par une bande d'oiseaux kamikazes. Il paraîtrait que de quelconques volatiles, même de petite taille, une fois aspirés par les moteurs, peuvent réduire à néant les moyens de propulsion de nos engins volants, pourtant identifiés. On pense à l'éléphant et à la souris... on pense à David et Goliath...


Les hommes, dans leur grande ingéniosité, ont inventé des leurres pour faire fuir ces prédateurs involontaires. Un rayon laser qui fait peur aux oiseaux, par exemple. On se croirait dans un « Starwar » version « Peuple migrateur ».. Les oiseaux, égarés près des pistes, se sentant attaqués  vont chercher, loin de ce Dark Vador automatisé, plus de sérénité, 


Les aéroports ont aussi engagés des ornithologues. Ils sont chargés de chasser les intrus par tous moyens à leur convenance, y compris en tirant en l'air. C'est la loi quand on est en état de légitime défense ! ... pauvres ornithologues qui rêvaient sans doute d'étudier les chants des oiseaux, dans de grandes forêts tranquilles ou dans des marais ouatés, où le soleil joue à cache-cache avec les roseaux. Ces hommes qui se voyaient gravissant des montagnes, mémoire vivante et protecteur des espèces en voix de disparition ! Loin de cette vie bucolique, les voici transformés en épouvantails à moineaux motorisés. L'odeur ennivrantes des feuilles mouillées par la dernière pluie, la douceur de la mousse, le bruit des feuilles caressées par le vent, les sommets inaccessibles et le grand vol des aigles, font place au bruit assourdissant des décollages et des atterrissages dans l'odeur du kérozène ... Nous devons dire merci à ces hommes et peut-être ces femmes, qui sacrifient leurs rêves, pour que nous puissions migrer en masse et en toutes saisons, avec le maximum de sécurité. Au paradis des ornithologues, ils auront certainement une bien belle auréole, puisqu'ils auront aussi sauvé des millions d'oiseaux...


Pour conclure, je me demande, si, face à un tel problème, il ne serait pas sage de prévenir nos anges gardiens, afin qu'ils ne risquent pas de se brûler les ailes, à chaque fois qu'ils veillent sur nos voyages!

                            
 

 

Publié dans Billets

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